La Mairie

L’Hôtel de ville

Le bâtiment en L avec ses quatres échauguettes, son balcon en encorbellement, sa salle d’honneur remarquable, du XVIIIe siècle aurait été construit vers 1640-1650 au moment de l’agrandissement des remparts de la ville englobant les nouveaux quartiers.

Il appartenait à la famille noble des Barthon de Montbas.

Bellac était, comme toutes les villes du royaume, dirigée par des consuls depuis l’édit de 1572 de Charles IX.

En 1692, Louis XIV supprime les consuls ou échevins et institue les maires appelés “perpétuels”. A Bellac, c’est Pierre Mallebay de la Thibauderie qui devient maire perpétuel à partir de 1696.

En 1714, cet office est supprimé. Les municipalités sont réformées en 1765 avec des maires désormais “élus” et des élections fixées au

30 juillet 1765.

Trois candidats, choisis par les notables de la cité, vont être proposés au choix

du Roi : Messire Louis-Pierre Barthon, Vicomte de Montbas, Baron d’Oranville, Seigneur du Haut et Bas Monteil et l’Escurat ; Maître François de Mallebay, Sieur de Noussac et d’Aubignac, conseiller du Roi ; Maître Jacques-Olivier de Vaucourbeil, bourgeois.

Louis XIV, par la voix de Turgot, annoncera sa décision de choisir Monsieur de Montbas pour une durée initiale de trois ans. Il devient donc officiellement le premier maire de Bellac le 31 août 1765.

Pour autant, la mairie n’a eu que tardivement son siège sur son emplacement actuel. Elle s’installe à la place de l’ancien Hôtel Dieu fondé en 1530 grâce à la générosité du chanoine Gallicher. Il aura fallu attendre les années 1948/1950 pour qu’elle quitte l’emplacement actuel du Centre des Finances publiques.

On retrouve trace du bâtiment dans “Les Provinciales” de Jean-Giraudoux qu’il baptise “château Marmotel”. Il avait été acheté en 1935 par la municipalité du Dr Gendraud à la famille Santrot pour 250 000 francs.

Au fil du temps, des modifications ont été apportées : suppression des persiennes, aménagement de la cour et de son escalier, habillage de la porte d’entrée et de la fenêtre du pignon, démolition des immeubles attenants.

A l’arrière, le parc aux arbres remarquables abrite depuis les années 30 l’école maternelle et s’orne du monument Jean-Giraudoux dû au ciseau du sculpteur Marcel Chauvenet, élève de Maillol (1951).